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Augmentation mammaire et allaitement sont-ils compatibles ?

23/09/2020 - 17:19
Chirurgien esthétique femme à Grenoble – Rhône Alpes | Dr Cynthia Hamou -

C’est une question récurrente de la part de femmes qui ont eu recours à une augmentation mammaire ou qui souhaitent y avoir recours : vais-je pouvoir allaiter si j’en ai envie ? Est-ce que mes prothèses mammaires sont compatibles avec l’allaitement ? Dois-je attendre d’avoir eu un enfant pour me faire augmenter les seins ? Si j’allaite avec des prothèses, y-a-t-il un risque pour mon bébé ? Voici tout ce que vous devez savoir concernant l’augmentation des seins et l’allaitement.

L’allaitement, comment ça marche ?

Le lait est fabriqué par des petites glandes organisées en alvéoles qui se sont formées à la puberté, et qui se développent en début de grossesse sous l’effet des hormones. Voilà pourquoi les seins grossissent. En effet, le lait n'est que très peu, ou pas du tout, stocké dans le sein. Ces glandes débouchent vers un canal (canal lactifère) autour duquel de mini pompes se contractent pour que le lait se dirige vers l’extérieur.

En même temps, un vaste réseau de vaisseaux sanguins s’est développé pendant la grossesse autour des alvéoles. Ce réseau sert à transporter sur le lieu de fabrication (les petites glandes) les deux hormones essentielles qui permettent le démarrage de la lactation : l’ocytocine et la prolactine. Lorsque le bébé se met à téter le sein, ces hormones sont sécrétées par l’hypophyse pour activer la production de lait et son éjection.

Allaitement : et si j’ai des prothèses mammaires ?

Eh bien aucun problème. L’allaitement est parfaitement possible parce que les implants sont toujours situés derrière la glande mammaire, et ce, quelle que soit la technique qu’a employée le chirurgien : voie axillaire, sous mammaire ou aréolaire. En effet, seule la section des canaux galactophores (ou lactifères) peut entrainer une incapacité à allaiter son enfant, et dans les deux premiers cas, ils sont situés suffisamment à distance. En revanche, lorsque l'incision est réalisée sur au niveau de l’aréole, l’opération reste un peu plus délicate. Dans tous les cas, un chirurgien expérimenté et minutieux saura préserver les canaux galactophores, et leur section, suite à la pose d’implants mammaire, est extrêmement rare.

 

Comment savoir si tout fonctionne bien ?

Voici quelques indices rassurants concernant votre capacité à allaiter avec des implants mammaires :

D’abord, avoir retrouvé une sensibilité totale des mamelons est un premier indice rassurant. Ensuite, si vous avez observé des pertes de colostrum pendant la grossesse, alors, là aussi, c’est bon signe.

Enfin, si vous arrivez à faire sortir du lait vous-même manuellement (ou du colostrum), c’est que tout fonctionne à priori normalement.

Si le réflexe d’éjection ne se fait pas bien sous l’effet de la succion du bébé, c’est que les messages envoyés au cerveau ne se font pas correctement. Auquel cas, cela peut vouloir dire qu’un ou plusieurs nerfs ont été touchés. Mais pas d’inquiétude, les nerfs peuvent se régénérer : plus l’opération est ancienne, plus cela peut être le cas.

Si vous avez un doute, n’hésitez pas à aborder la question de l’allaitement avec votre chirurgien avant votre intervention.

Augmentation mammaire et allaitement : et si ma prothèse fuit ?

Tout d’abord, il faut savoir que la rupture de la prothèse, et donc la fuite de silicone, est une situation extrêmement rare. Théoriquement, elle ne nuit pas au bébé et le gel ne peut pas passer dans le lait. Mais par précaution, on évite d’allaiter dans ce cas-là. Pour les implants au sérum physiologique, dont la rupture ne présente aucun danger pour la santé, c’est pareil : on évitera par pure précaution.

Dans tous les cas, si la prothèse est intacte, il n’y aucun risque pour que du silicone ou du sérum physiologique se retrouvent dans le lait maternel. Les études montrent en effet aucune différence à ce niveau-là entre les femmes avec et les femmes sans implants.
 

Quid de la coque ?

Il peut arriver qu’une femme développe une coque, soit une membrane fibreuse et dure qui se développe autour de l’implant et qui est fait une réaction de l’organisme qui s’en protège. Ce phénomène, bien qu’inconfortable et rendant les seins peu naturels n'empêche absolument pas la grossesse, ni l'allaitement. La prothèse pourra être remplacée après.
 

L’allaitement a-t-il des conséquences esthétiques sur les seins augmentés à l’aide de prothèses mammaires ?

Ici, plusieurs facteurs entrent en jeu : la qualité de la peau d’abord, si votre glande mammaire initiale est importante et les variations de poids subies pendant la grossesse.

Si les changements morphologiques pendant la grossesse n’ont pas été très importants, que vous avez gardé un poids relativement stable et que vous avez naturellement peu de glande mammaire, vos seins reprennent normalement l’aspect qu’ils avaient avant. Si votre glande mammaire est à l’origine assez importante, que vos seins ont beaucoup augmenté de taille pendant la grossesse mais que vos prothèses sont de petites tailles, et que votre peau est de nature peu élastique ou très fine, alors une ptose cutanée peut apparaitre.

Dans ce cas, votre chirurgien pourra effectuer une autre intervention et opter pour un lifting des seins. Il pourra également redonner du volume à vos seins de façon naturelle au moyen d’injections de votre propre graisse, grâce à la technique du lipofilling.
 

Enfin, dans le cadre où vous souhaiteriez augmenter vos seins après votre grossesse, il est conseillé d'attendre au minium 6 mois, voire de préférence un an après l'arrêt de la lactation pour vous faire poser des implants mammaires. Cela permettra à votre poitrine de retrouver son volume initial et votre organisme ne sera plus sous l’effet des hormones liées à la grossesse et à l’allaitement.