Reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire

Après avoir reconstruit le volume et la forme du sein, la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire (aréole + mamelon ou PAM) marque en général le point final du processus de reconstruction. Elle permet après un cancer du sein ou une maladie de Paget du mamelon de reconstruire le sein. Le Dr Hamou, à Grenoble, à recours à deux techniques pour rendre aux femmes leur féminité.

En résumé

Technique

Reconstruction mammaire

Anesthésie

Générale

Durée d’intervention

30 minutes

Hospitalisation

Ambulatoire

Reprise des activités

Immédiate

Arrêt de travail

Aucun

En résumé

Technique

Reconstruction mammaire

Anesthésie

Générale

Durée d’intervention

30 minutes

Hospitalisation

Ambulatoire

Reprise des activités

Immédiate

Arrêt de travail

Aucun

En quoi consiste une reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire ?

Après un cancer du sein ou une maladie de Paget du mamelon (une forme rare de cancer du sein), il est possible d’avoir recours à la chirurgie plastique reconstructrice afin de réaliser une reconstruction mammaire, et de refaire un mamelon et une aréole.

Cette reconstruction est toujours proposée mais n’est pas obligatoire, et relève du choix personnel de la patiente. Toutefois, cette étape permet de souvent de mieux intégrer le sein reconstruit à son schéma corporel. En effet, la reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire (PAM) a pour but de reconstituer une aréole pigmentée avec en son centre le relief que constitue le mamelon.

Deux techniques de chirurgie esthétique permettent une reconstruction du mamelon et la reconstruction de son aréole :

  • la dermopigmentation (ou tatouage)
  • la greffe de peau. Pour l’aréole, cette peau provient en général du sillon génito crural qui a naturellement une pigmentation proche de celle de l’aréole

Pour cette chirurgie mammaire plastique reconstructrice, aréole(s) et mamelon(s) sont reconstruits en même temps.

Reconstruction du mamelon et de l’aréole : avant l’intervention

Il n’est en général pas nécessaire de réaliser un nouveau bilan préopératoire, sauf si une autre intervention est associée. En revanche, une nouvelle consultation d’anesthésie est à prévoir selon la date à laquelle la dernière a été réalisée.

Comme pour toute intervention chirurgicale, aucun médicament ne contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention et l‘arrêt du tabac est fortement recommandé afin de favoriser la cicatrisation.

Déroulement d’une reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire à Grenoble

L’intervention peut être réalisée sous anesthésie locale ou sous anesthésie locale avec une légère sédation (injection intraveineuse de tranquillisants). Elle dure en moyenne 30 minutes. L’hospitalisation est ambulatoire, c’est-à-dire que vous rentrez le matin à la clinique et en ressortez le soir-même.

La reconstruction de l’aréole est réalisée grâce à une greffe de peau prélevée dans le sillon génito-crural (en haut de la cuisse entre la grande lèvre et la cuisse). Cette peau est naturellement pigmentée et apparaît colorée lorsqu’elle est greffée au niveau de la peau thoracique. Le pansement cousu sur la greffe est appelé bourdonnet et permet de bien appliquer la greffe sur la peau sous-jacente.

Le mamelon est reconstruit grâce à un lambeau local de Little, qui permet d’enrouler la peau sur elle-même afin de restituer la projection du mamelon.

Un des inconvénients de la greffe de peau est qu’elle ne permet pas en général d’obtenir des aréoles foncées. Toutefois, il est possible ensuite d’avoir recours au tatouage afin d’en améliorer encore davantage l’aspect et parfaire la couleur dans le cadre d’une reconstruction de l’aréole.

Reconstruction du mamelon et l’aréole : après l’intervention

Cette intervention comporte des suites simples qui ne nécessitent aucun arrêt de travail.

Les douleurs post-opératoires sont en général très modérées et facilement calmées par des antalgiques usuels. Le bourdonnet (pansement cousu sur la greffe) est retiré en consultation la semaine suivant l’intervention. Il est recommandé de ne pas mouiller la greffe jusqu’à cicatrisation et de bien protéger la zone lorsque vous vous douchez.

Les pansements sont simples (pansements gras) et peuvent être réalisés par la patiente elle-même chaque jour jusqu’à cicatrisation. Au premier pansement, les greffes ont parfois un aspect très blanc, puis la coloration évolue rapidement vers un aspect violacé. Des petites croûtes sont possibles. L’aspect rosé de la greffe apparaît dans les semaines suivantes. Les fils utilisés sont résorbables et tombent spontanément au bout de 3 semaines environ.

Les résultats d’une reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire

La reconstruction de la plaque aréolo-mamelonnaire (PAM) constitue la touche finale de la reconstruction mammaire, permettant de restaurer l’aspect esthétique complet du sein après mastectomie. 

Le processus de cicatrisation terminé, on peut alors observer une aréole rosée et bien assouplie qui rend ainsi au sein son aspect naturel et complet. Votre poitrine redevient symbole de féminité. Les cicatrices peuvent être un peu visibles, mais restent malgré tout discrètes.

Les contre-indications à connaître

La reconstruction de la PAM est contre-indiquée dans certains cas :

  • Trouble de cicatrisation cutanée ou antécédent de mauvaise cicatrisation au niveau du sein reconstruit,
  • Tabagisme actif, qui altère la vascularisation locale et peut compromettre la prise du lambeau ou de la greffe,
  • Irradiation récente du sein, nécessitant un délai avant toute procédure complémentaire,
  • Infection cutanée locale ou dermatose active,
  • Attentes irréalistes sur le résultat final (forme parfaitement symétrique, pigmentation fixe à vie).