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L’influence des réseaux sociaux sur les jeunes filles

15/10/2019 - 10:37
Chirurgien esthétique femme à Grenoble – Rhône Alpes | Dr Cynthia Hamou -

Filtres, retouches, commentaires, hashtags, culture du Selfie… Face à la multiplication des plateformes et à l’ampleur du phénomène des réseaux sociaux, notre rapport au corps semble évoluer. Toujours plus connectés, nos silhouettes sont toujours plus scrutées et ces nouveaux moyens de communication digitaux influencent désormais notre perception du corps, dans le bon, comme dans le mauvais sens. Alors, jusqu’à quel point Facebook, Instagram ou encore Snapchat - des réseaux où l’apparence est au cœur des pratiques - modèlent-ils la construction de l’estime personnelle et l’image que l’on a de soi ? Nos addictions aux réseaux sociaux peuvent-elles être à l’origine d’envies en matière de médecine et chirurgie esthétique ? Point sur l’origine et les conséquences de ce nouveau phénomène beauté chez les jeunes filles engrenées par l’essor des médias sociaux.

Les réseaux sociaux : un monde parfait

A l’origine des envies de chirurgie et de médecine esthétique

Réseaux sociaux et nouvelles technologies font désormais partie de la société dans laquelle évoluent aujourd’hui les jeunes filles. Ces nouveaux moyens de communication sont partout et incontournables, mais avec eux de nouvelles tendances sont apparues.

En effet, dans le monde parfait de ces plateformes sociales, la priorité est largement donnée aux selfies, aux jolies photos qui subliment les courbes du corps, aux filtres qui permettent de lisser la peau, d’agrandir le regard ou encore d’avoir un teint lumineux et la peau lisse. Cependant, aujourd’hui ces médias sociaux inspirent et modifient la perception corporelle des jeunes filles, puisque se regarder sans cesse, se comparer à d’autres femmes aux corps parfaits finit par diminuer leur confiance en elles et la satisfaction quant à leur propre corps – et ce n’est pas sans compter sur le Body Shaming qui consiste à blâmer une personne sur son apparence en fonction des critères de beauté imposés par les réseaux sociaux et bien souvent inatteignables. Des nouvelles normes esthétiques qui ont aujourd’hui des effets néfastes sur l’image de soi.

 

Ressembler à son influenceuse préférée

Aujourd’hui, les conséquences sont visibles puisque complexées par leur image, les 18-34 ans ont désormais plus recours à la chirurgie esthétique que les 50-60 ans. Lèvres pulpeuses, courbes parfaites, fessiers rebondis… il faut ressembler au corps de son influenceuse préférée ou même subir la même intervention qu’elle. Traitements pour une peau lumineuse et sans imperfection, solutions contre la cellulite, lipofilling ou encore injections de Botox ou acide hyaluronique… Quelles sont les interventions tendances qui attirent tant ces jeunes filles ?

Une bouche pulpeuse et un fessier bien dessiné pour le parfait selfie

Face à cette nouvelle influence des réseaux sociaux sur les critères de beauté, il est une tendance qui définit particulièrement les nouveaux idéaux corporels des jeunes filles : le selfie - cet autoportrait particulièrement populaire à la suite de l’explosion d’Instagram et Snapchat et qui, bien souvent, est accompagné de l’utilisation de filtres permettant d’embellir la photo. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes femmes souhaitent ressembler à cette beauté parfaite mise en avant à travers ces clichés omniprésents sur les réseaux sociaux. Une génération selfies qui se tourne ainsi vers la chirurgie et la médecine esthétique, avec comme interventions les plus prisées le repulpage et le lifting de la bouche, l’augmentation des fessiers par lipofilling, mais également la rhinoplastie ou encore la pose de prothèses mammaires. L’objectif est ainsi d’obtenir une bouche pulpeuse parfaitement dessinée, un nez fin sans aucune bosse, une poitrine généreuse et des fesses bombées, sans pour autant rechercher un résultat naturel.

La comparaison corporelle amplifiée par les images

Mais alors d’où viennent ces envies souvent irréalistes ? Lors de l’adolescence, les jeunes filles construisent sous le regard des autres leur estime de soi, la confiance en elle et leur image. Une période où l’on a tendance à davantage se comparer aux autres et qui accroît facilement le mal-être face à son corps.

Aujourd'hui, l’image corporelle est au cœur de la société, notamment avec les réseaux sociaux. Ces derniers amplifient ainsi le phénomène véhiculant rapidement des images idéalisées qui deviennent des références ultimes et une base de comparaison désastreuse pour les adolescentes. De la comparaison sociale, les jeunes filles passent alors à l’intention comportementale en se tournant vers la médecine ou la chirurgie esthétique dans le but d’atteindre l’image de certaines influenceuses.

Dysmorphie Snapchat : une perception altérée et un jugement déformé

Un autre phénomène inquiétant pour les médecins et chirurgiens esthétiques est qu’à force d’avoir recours aux filtres, les jeunes filles s’habituent et altèrent leur perception d’elles même. Ainsi, les réseaux sociaux comme Snapchat – la plateforme à l’origine de la tendance des filtres - créent une société où la frontière entre fantasme et réalité disparaît peu à peu dans l’esprit des jeunes. Le constat des spécialistes est clair, le modèle de référence et l’objectif des jeunes patientes n’est pas toujours une star ou un top model mais une version filtrée d’elles-mêmes. L’idéal des adolescentes est donc devenu virtuel à travers les réseaux sociaux. On parle même désormais de "dysmorphie Snapchat" : une pathologie extrême provoquée par la course à l’idéal virtuel, c’est à dire lorsqu’il existe un écart entre la réalité et la perception qu’une personne peut avoir de son propre corps et à l’origine de nombreux complexes.